RAEGFUUUUUUUUU- [HEL FTW]
Ok, vous êtes chauds ? Bien. Alors visualisez : Hel, rouge de colère, tient Grythemer serrée contre elle, un coupe coupe sur sa gorge. Et elle hurle. Fort.Ça vous apprendra à vous foutre de ma gueule.
CECI EST UN DÉTOURNEMENT. RESTEZ ATTACHÉS, LES MAINS SUR LA TÊTE. Il ne vous sera fait aucun mal :3/me sort sa bi- … sa batte. ____________________ ___________________
MAIS QUELLE BANDE DE PETITS
MERDEUXOMG ce camp craint à MORT.
C'est décidé il faut que je me venge. Non, sérieusement, je vais les tuer. Tous. De toute façon ce camp ne tourne pas rond, on ne rentrera pas tous vivants d'ici, c'est CLAIR.
Et la justice n'existe pas dans cet ersatz de monde que nous sommes en train de recréer. Il n'y a pas d'animateurs. Donc pas de police. On est seuls, dans un désert en cage, et une mioche est morte, avant hier.
Putain j'hallucine, je ne peux plus parler !!! Mais ILS SONT DINGUES !? Ils diront quoi, s'ils rentrent chez leurs parents ? Qu'ils ont pas fait exprès ? Que je me suis blessée en mangeant ? Ma langue est putréfiée, j'ai du sang et du pus plein la bouche, je ne dors pas la nuit parce que j'ai le sentiment que si je m'assoupis, je vais crever dans ma gerbe, et ils me donnent plus à manger, et font comme si j'étais pas là. Pour eux, je suis déjà morte.
Les deux petits cons qui m'ont fait ça ont même pas été punis. J'ai pas vu leurs sales gueules à cause de l'obscurité. LeChiant dit que les rechercher mettrait une "mauvaise ambiance". J'aurais bien brisé le crâne de l'un sur celui de l'autre, mais je me suis évanouie à cause de la douleur. Et puis, après tout, ça aurait mis une "mauvaise ambiance". Et ça, c'est mal. Oh oui.
Connard.
Je ne peux donc plus parler. Ils m'ignorent, tous. Ils sont bien contents, de plus avoir à entendre mon mépris pour le tas de merde qu'ils représentent à mes yeux. Sérieusement ? Je vais les détruire. Tous. Brûler ce camp. Rire en les voyant hurler. Pisser sur leurs cadavres. Manger leurs organes.
Ils ne me donnent même pas à bouffer. Je crève la dalle depuis deux jours, et ils me jettent des pierres quand j'approche du garde manger. Je dois fouiller moi même les ruines à l'extérieur ou encore leurs déchets, seule, avec tous les sauvages dégueulasses qui trainent dans le coin et qui parfois m'attaquent. J'ai mon Kodak jetable sur moi, je m'en fous. Le flash les fait fuir. Ces cadavres ambulants. Je me demande ce qu'ils foutent là. Je me demande ce qu'ils SONT.
Je risque rien.
Ils font tous les malins, là, et se moquent de moi dans mon dos. Peut-être qu'ils veulent que je crève, "accidentellement", comme l'autre gamine moche avec son sac Dora. Pas de nouvelles de ce teubé de Gastoun, ni de l'autre dont j'ai oublié le nom. Je suis sure qu'ils sont morts. Et que c'est pas par hasard.
Les adultes aiment penser que les enfants sont purs, vous savez, mais enfermez-en 40 sans surveillance dans un camp sous-équipé, sans ballon de foot ni console de jeu, et vous verrez de quoi les monstres que vous avez engendrés sont capables pour satisfaire leurs caprices de … Oh mais ils m'auront pas. Je sais comment me procurer de l'eau, et j'ai trouvé un énooorme bout de viande crue dans un coin de bâtiment. C'est suffisamment en bon état pour que je puisse imaginer avec délectation qu'il s'agit de l'un des mecs de l'équipage de l'hélico. Je pourrais en manger un bout, si je le voulais.
Cette haine me rend complètement barge. Je tremble de colère, mon corps est moite de la rage qui suinte par tous mes pores, la sueur coule sur mon torse couvert de ce sang sec de la veille, dans mon dos, sur mon front crispé, ridé par ce rictus violent qui ne me quitte plus, et envahit mes yeux tandis je les perds dans le vague, rêvant du moment où leur cervelle sera picorée par les corbeaux qui planent au dessus du camp depuis deux trois jours. Et vous savez quoi ? J'aime ça.
Il a été entamé de partout, le "bout de viande", surement par les malades, mais franchement qu'est ce que je m'en tape : J'ai trop la dalle, et je dois prendre des forces, pour pourrir ces gros cons.
Ils vont payer, vraiment.
Petit à petit, je vais les faire disparaître.
Je ne sais pas encore comment, mais - fuck yeah -
ils vont prendre.